(… court)…(pardon, pour le titre… 🙂 )

Vous parler du temps qui passe si vite serait certainement assez banal… C’était à peine Noël qu’on arrive déjà en avril, bla bla bla… Que voulez-vous ma bonne dame, etc etc.

Il n’empêche que, comme je trouve que le temps s’échappe de manière incontrôlable, ce qui est stressant, cela soulève des questions que j’estime sérieuses. En l’occurrence, cela questionne ce que j’imagine être capable de faire en un temps donné (“ce sera fini fin février”, ben voyons…) ; et donc la manière systématiquement erronée par laquelle j’évalue le temps que me prendra une tâche. Cela m’amène aussi à me demander comment est-ce que j’investis ce que je fais dans mes journées et mes semaines ; si j’y prête une attention active ou si je laisse les choses se dérouler un peu automatiquement…

Pour le premier point, la réponse est assez claire, je semble être bien incapable d’évaluer correctement le réel. Je devrai en fait multiplier par 2 tout ce que je prévois… au moins… Alors que si j’arrivais à me donner des objectifs réalisables, le temps qui passe correspondrait à des actions/réalisations qui lui donneraient plus de “consistance”. Une histoire de sensation d’achèvement plutôt que de d’insatisfaction éternelle… Bref, y’a du boulot !
Pour le deuxième point, c’est certainement un peu moins catégorique, mais il est vrai que mon esprit est souvent à l’étape d’après plutôt que d’être à ce que je fais, et que je saute parfois d’une chose à l’autre sans prendre le temps de m’arrêter (et sans forcément finir chaque chose, cf le point 1). Bref, élève qui manque de concentration dirait la maîtresse, et qui pourrait prendre le temps de se relire à la fin de chaque devoir…

A ce stade, mes élucubrations vous ont certainement donné mal à la tête (et encore, ce n’est rien à côté de mon premier jet) ! Et vous me rétorquerez que j’aurai beau faire, le temps passe très vite, et ça ne s’arrange pas avec l’âge 🙂 Oui, d’accord. En partie.
Mais sur l’autre partie, on a tout de même peu de contrôle ! Même si bon, me connaissant, ce n’est pas encore gagné cette histoire…

J’en viens donc à mon sujet principal, que je pourrai même introduire en restant à propos, puisqu’il s’agit de 2 coutures de Noël que je vous présente en avril, le temps passe si vite, tout ça tout ça…
En général, au mois de décembre, les projets divers se recomposent et se réordonnent en commençant à penser aux fêtes. Ceux qui sont susceptibles d’être utilisé à cette période-là passent devant ou la pertinence des en-cours est réévaluée  ! Et donc cette fois, certains coupons sont remontés dans la pile des projets pour devenir de petites robes…

La première robe est issue d’un patron Burda Style que j’avais repéré depuis bien longtemps, et pour lequel j’avais acheté un jersey étoilé. Je m’étais dit que j’en ferai une chemise de nuit, ce qui serait d’une part utile, et permettrait aussi de faire l’équivalent d’une toile portable. Mais je savais bien qu’avec de jolies étoiles, je risquais d’avoir envie de la porter plutôt de jour… Ce qui s’est bien sûr passé, d’autant plus que visuellement, elle ne donnait pas tellement l’impression d’être un vêtement de nuit…
Il a fallu que je la retouche pour qu’elle soit seyante, mais j’ai pu la porter pour la période de Noël.


C’est le rendu du col qui m’avait bien plu dans le magazine, ainsi que le tissu, bien que le pied de poule ne soit pas quelque chose que je porte.

La robe est doublée par une sorte de résille extensible. J’ai un peu hésité à suivre cette instruction, mais j’aurai alors dû modifier les finitions, ce que je ne souhaitais pas. Par contre je n’ai pas pensé à prendre de photo…

Comme je suis cambrée (enfin je pense que c’est pour cela), j’ai dû mettre des pinces au dos : il y avait un effet sac au niveau de la taille qui n’était pas très flatteur ; et même si j’ai un peu de ventre, c’est plus flatteur en étant bien cintré que ça ne l’était avant. J’ai souvent le même type de problème avec les vêtements en jersey : je choisi le mélange de taille qui correspond à mes mensurations, et ensuite ça semble flotter inesthétiquement à la taille. Je suppose (mais sans certitude) que c’est le mélange dos cambré et petit ventre qui crée cet effet. D’où les pinces, même si sur du jersey c’est un peu moyen… J’ai bien pensé à resserrer les côtés mais c’est vraiment dans le dos qu’est le surplus de matière. Cela dit si quelqu’un a une meilleure idée pour ce type de problème je suis preneuse !

Patron : robe 112 du Burda Style 11/2013
Taille : à vérifier quand je mettrai la main sur le patron, mais qch comme 38/42/40
Matériel : jersey étoilé Bleu des Vosges
Modifications : pinces rajoutées au dos.

La deuxième robe a été cousue sans trop de préméditation, après une sorte de convergence d’idées dont la conclusion a été “ah mais oui, je vais refaire cette robe dans ce tissu-là !”. Le tissu était initialement prévu pour autre chose, mais sans grande conviction, et la robe était de celles que j’imaginais refaire, sans trop savoir comment. La rencontre des deux était donc bienvenue (et peu risquée étant donné la rapidité de confection du modèle, et l’attachement tout relatif que j’avais envers ce tissu).
La robe est celle que j’avais patronnée avec le livre japonais Pattern Magic matières extensibles et que j’avais cousue en rouge. Vous retrouverez donc dans ce premier article ici les photos de la première version, et les détails de construction. Le modèle est à la fois facile et compliqué à porter : il est confortable, flou et dansant, mais un peu original, du genre de ceux pour lesquels j’ai besoin d’être en bonne forme pour les assumer. J’avais malgré tout bien envie de le décliner, mais sans savoir trop avec quoi.

Je n’avais pas pris la peine d’y réfléchir en amont, notamment parce que j’avais estimé que c’était un projet qui pouvait rater sans trop de regrets, mais évidemment, quand deux matières extensibles sont différentes, cela fait un vêtement qui rend différemment. Et en l’occurence, le velours extensible de cette version n’est extensible que dans une direction, alors que mon jersey rouge de l’année dernière l’était dans deux directions.

Cela a eu des effets positifs et négatifs :

  • je trouvais que ma version rouge se déformait trop sous son propre poids, et je n’étais donc pas à l’aise dans la version robe longue. Ce velours est, disons, plus léger, ne se déforme pas verticalement, et je l’ai donc déjà portée en robe longue (avec ces bottes, mais je sais que le rendu est trèsmoyen… je chercherai mieux à l’occasion…!)
  • un point neutre est que en version courte, c’est plus court aussi : je ne peux pas la considérer comme une robe cette fois, je dois la porter en tunique. Mais sur un jean je trouve ça intéressant.
  • le côté négatif est que le passage de la tête se fait difficilement dans les manches… Je préfère porter la version courte en asymétrique (d’ailleurs je n’ai même pas photographié la version “centrée” (ce qui est aussi lié au passage difficile, car j’avais mal aux oreilles !)), mais les manches sont coupées de travers et très peu extensibles… Au final, mes bras un peu boudinés (cela se voit sur les photos) et ma tête passe mal. Si j’avais anticipé ce point, j’aurai essayé d’élargir le patron des manches.
  • un autre effet de la différence de tissu est que le velours est plus épais, et que le drapé sur l’épaule est moins discret. Quand je la porte ça ne me gêne pas, sur les photos je ne sais pas, mais comme le style de la robe est spécial après tout… Et quand le drapé glisse vers l’avant, cela donne la photo ci-dessous (en général je le mets au dos, mais le velours est glissant !) :

Patron : robe Mogura tataki du livre Pattern Magic matières extensibles
Taille : sur la base d’un devant en taille L
Matériel : velours extensible du marché aux tissus de Mulhouse.

J’aime donc bien ma robe à trous version 2, et quand je la porte je suis plutôt satisfaite (une fois la tête passée). Mais c’est clairement une version qui demande à être améliorée d’une part au niveau du patronage, mais aussi par rapport au tissu, qui n’est pas très qualitatif, et qui roulotte bizarrement aux bras. On voit un peu sur les photos que c’est parfois mal mis, mais je n’arrive pas à contrôler ce roulotté ni ses tendances à l’asymétrie 🙂 Le jour où je croise un tissu qui convient bien, une version 3 verra donc certainement le jour !

Je vous souhaite maintenant un beau week-end prolongé, et à la semaine prochaine !

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